Retour à la version graphique



Vous êtes dans

Portrait d’automne : François ARRUE, technicien Rivières du Syndicat Mixte de Rivières du Marensin et du Born

Portrait d’automne : François ARRUE, technicien Rivières du Syndicat Mixte de Rivières du Marensin et du Born
Originaire de la région Toulousaine, François Arrué diplômé d’un BTS Gestion et Maîtrise de l’eau, a rejoint le Syndicat Mixte de Rivières du Marensin et du Born en mars 2014 après 10 années d’expérience dans une structure similaire.

François, vous êtes Technicien rivières au Syndicat Mixte de Rivières du Marensin et du Born. Pouvez-vous nous présenter cette structure en quelques mots ?

Le Syndicat Mixte de Rivières du Marensin et du Born a été officiellement créé le 1er juillet 2013.

Il est composé de 4 Communautés de communes :
- Côte Landes Nature (pour ses 10 communes),
- le Pays Morcenais (pour Lesperon, Onesse-Laharie et Sindères),
- la Communauté de communes de Mimizan (pour Mézos),
- et Maremne Adour Côte Sud (pour Moliets-et-Maa).

Constitué à l’échelle des bassins versants de l’étang de Léon et du courant de Contis, le syndicat mixte s’appuie sur une solidarité intercommunautaire dépassant les limites administratives des collectivités membres.    

Il est présidé par Monsieur Jean Mora, Maire de Léon et administré par un comité syndical composé de délégués communautaires représentant les 15 communes.

Cette structure de coopération intercommunale est compétente pour élaborer des politiques de gestion, de sauvegarde et de valorisation des cours d’eau. Le patrimoine naturel du territoire (cours d’eau, zones humides, tourbières, plan d’eau...) présente  en effet un enjeu environnemental important et constitue une richesse économique et touristique.

Il convient de préciser enfin que le Syndicat Mixte de Rivières mutualise de nombreux services avec la Communauté de Communes Côte Landes Nature (administratif, juridique etc…).

En quoi consiste votre mission ?

Ma mission première est d’accompagner les élus dans la mise en place des politiques de gestion des cours d’eau en privilégiant l’intérêt général, tout en tenant compte de l’ensemble des usages liés à l’eau.

Pour mener cette mission, nous réalisons un état des lieux de 300 km de cours d’eau du territoire pour connaitre leurs fonctionnements ainsi que celui des bassins versants en général. Cet état des lieux sera ensuite présenté aux élus pour définir un programme d’action. Les cours d’eau du territoire se situant en propriété privée, ce programme sera soumis à enquête publique pour obtenir une Déclaration d’Intérêt Général qui permettra au Syndicat Mixte de Rivières de réaliser des travaux sur les propriétés privés.  

Le Syndicat Mixte de Rivières travaille avec différents partenaires techniques et institutionnels (Agence de l’eau Adour Garonne, Conseil Départemental des Landes, Région Aquitaine, Fédération de pêche, de chasse…) mais également avec les usagers du territoire (pisciculteurs, sylviculteurs, agriculteurs, loueurs de canoé kayak...)

 

Votre avis de professionnel sur les 2 bassins versants à ce jour ?

Ils présentent de grandes similitudes, si ce n’est que le réseau de cours d’eau est plus dense sur le bassin versant du courant de Contis. Ce sont deux bassins versants côtiers aux cours d’eau à fond sableux, typiques des cours d’eau Landais. Traversant un territoire forestier, ils présentent un bon état de conservation avec de nombreux milieux humides associés (zones humides, tourbières, lagunes)

L’urbanisation maîtrisée du territoire a permis de limiter les impacts en termes d’imperméabilisation des sols. Les marécages conservés garantissent aux cours d’eau des débits relativement stables tout au long de l’année limitant les crues et les inondations sur les secteurs urbanisés.

Certaines pratiques modifiant le fonctionnement des cours d’eau sont toutefois à améliorer. Sur les plateaux amonts, le drainage des lagunes, des zones cultivées ou boisées, accélère les vitesses d’écoulements à l’origine de l’érosion des sols. Dans les principaux cours d’eau, l’entretien trop important de certains secteurs accentue également les vitesses d’écoulement. Les berges sableuses s’érodent, le lit des cours d’eau baisse et les sédiments transitent vers les secteurs avals, ensablant rapidement des milieux naturels tels que l’étang de Léon.

La coordination des actions à l’échelle des bassins versants est fondamentale dans la gestion durable et dans la préservation des milieux naturels.       

La qualité d’eau est également un enjeu important sur le territoire. Les activités touristiques de baignade ou de navigation de loisir en dépendent. Il conviendra de travailler avec l’ensemble des partenaires présents sur le bassin versant pour minimiser leurs impacts.