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Ensemble derrière DARBO

Ensemble derrière DARBO
Moins d’un an après une importante aide financière des pouvoirs publics, les 131 salariés de l’entreprise linxoise de particules bois voient leur emploi menacé.

L’inquiétude et l’incompréhension des employés se traduisent par des messages de colère face aux promesses non tenues par le fond de retournement germano-suisse Gramax.

Aux abords de l’usine, panneaux et banderoles sont affichés ne laissant personne dans l’indifférence.

Une manifestation "ville morte" a été organisée le samedi 17 septembre à Linxe. 600 personnes (salariés, élus et habitants) ont marché symboliquement en soutien aux salariés menacés.

Ce lundi 19 septembre, une délégation est reçue à la sous-préfecture de Dax.

Les éventuels repreneurs ont jusqu'au 3 octobre prochain pour se signaler.

La Communauté de communes Côte Landes Nature est très attentive à l'évolution de la situation pour la sauvegarde des emplois.

A travers Darbo, c'est toute la filière bois landaise qui est impactée (les fournisseurs et sous-traitants).

Reportage vidéo de Maïana Bidegain

 

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Communiqué de presse, Darbo en péril

Un an après une reprise très médiatisée avec de fortes promesses, le groupe Gramax se désengage de Darbo et abandonne 131 salariés fidèles à l'entreprise de père en fils.

A l'échelle de la commune de Linxe, c'est comme si 10 sites Alstom de Belfort fermaient !

Quand en 2015 Gramax reprend Darbo à Sonae Industria, il est prévu un investissement de plus de 11 millions d'euros d'ici 2017 pour moderniser l'outil de production, diversifier l'offre et augmenter le chiffre d'affaires.

Un an plus tard, Gramax refuse de verser à sa filiale Darbo un million d'euros nécessaire pour honorer les salaires et les encours mettant en difficulté, à la veille de la rentrée scolaire, au moment de payer les impôts fonciers et après les congés d'été, les salariés de Darbo devant attendre l'intervention de l'AGS.

Conscients de la valeur ajoutée de leur outil de travail, les salariés de Darbo appellent les pouvoirs publics à faciliter la reprise de cette entreprise vitale au bassin économique du Marensin.

La concurrence dans le secteur de la transformation du bois n'est pas une fatalité. Darbo, par son faire-savoir, peut relever le défi en valorisant son Made in France et en procédant aux investissements nécessaires :

- Construction d'une unité de nettoyage de bois recyclé :
L'utilisation de bois recyclé permet une économie considérable sur le prix de revient.

- Installation d'une unité de cogénération :
Actuellement, une chaudière biomasse d'une capacité de 72 MW est utilisée à 50% de sa capacité. Il convient d'utiliser les 36 MW restants pour une unité de cogénération qui permettrait de revendre l'électricité produite et ainsi réduire les coûts énergétiques.

- Création d'une gamme de produits à valeur ajoutée :
Darbo ne peut pas se limiter à la production de panneau blanc si l'entreprise veut répondre à la demande des cuisinistes et autres professionnels de la décoration.

L'ensemble du personnel de Darbo se mobilise pour défendre un des principaux employeurs du bassin économique de la Communauté Côte Landes Nature et s'engage à porter les couleurs et la modernisation d'une entreprise locale, acteur majeur français de fabrication et commercialisation des panneaux  de particules.